
Le président américain a annoncé, jeudi 1er mars 2018, qu’il taxerait les importations d’acier et d’aluminium à hauteur respectivement de 25 % et de 10 %, dans les jours à venir. Ces propos ont provoqués l’indignation générale des partenaires commerciaux. Certains pensent que Donald Trump jetterait les bases d’une guerre économique (même si, nous l’affirmons, cette guerre se déroule déjà de manière farouche). Interviewé sur RTL ce mercredi 7 mars, la patronne du FMI, Christine Lagarde n’a pas manqué de relever ses inquiétudes sur cette déclaration du président américain. Il est clair que ces propos entraîneront une révision des politiques chez les partenaires directement concernés. Eclairage
Après la mise en cause du fonctionnement de l’Otan, l’annulation du partenariat transPacifique, la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) – actuellement en cours –, désormais, c’est l’importation de l’acier aux Etats-Unis qui passe dans le viseur de Donald Trump. Jeudi 1ᵉʳ mars, le président américain a annoncé qu’il taxerait – notons au passage le conditionnel de la formule – l’acier importé à hauteur de 25 %, mais également l’aluminium à hauteur de 10 %. Et ce, dès la semaine prochaine. Toujours dans l’esprit de son fameux slogan “America First”, Donald Trump affirme vouloir protéger l’industrie sidérurgique américaine, “décimée par des décennies de commerce inéquitable”.
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Les réactions des principaux Etats visés
Perçue comme un coup par derrière, l’annonce de Donald Trump a provoqué en premier lieu l’indignation de son voisin canadien. Le Premier ministre, Justin Trudeau, a qualifié d’“inacceptable” la déclaration du chef de l’Etat américain. Dimanche, c’est la Première ministre britannique, Theresa May, qui “en a parlé directement à Donald Trump par téléphone, afin de lui faire part de sa profonde préoccupation”, indique le journal Le Monde.
Déjà en froid avec le fantasque tycoon, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, a fustigé cette annonce, estimant qu’elle “ne peut qu’aggraver les choses ».
» Nous ne resterons pas les bras croisés pendant que notre industrie est frappée par des mesures injustes, a poursuivi M. Juncker. ”
De leur côté, l’Allemagne, la Russie, mais également la Chine, le plus grand rival commercial des Etats-Unis, sont montées au créneau pour faire part publiquement de leur inquiétude. Dans ce contexte de tension commerciale mondiale, il est légitime de se demander si cette escalade ne mènerait pas, tôt ou tard, à une “guerre commerciale”...lire l’article original sur lesinrocks.com

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